Eglise ND de Pitié

L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Kervignac, datant du XIXe siècle, ayant été détruite dans les combats de la libération de la poche de Lorient, il est décidé après-guerre de la reconstruire. Ce sont les architectes Henri Conan et René Delayre qui en obtiennent le projet en 1956. La construction s’étale entre 1956 et 19581. Cette nouvelle église est dédiée à Notre-Dame-de-Pitié.

L’église obtient le label « Patrimoine du XXe siècle » le 23 novembre 2006

L’église est bâtie selon un plan en croix grecque.

Sa structure est élevée en béton et les murs couverts de dalles de granite grises et ocres. Le toit est couvert d’ardoises. Le clocher, positionné dans l’angle sud-ouest de l’édifice, est ajouré dans sa partie haute. Un porche monumental, contenant les statues des apôtres, marque la façade septentrionale.

Une frise vitrée, du peinte-verrier Gabriel Loire, représentant la vie de Marie, sous la corniche, fait le tour de l’édifice. La charpente en béton, réalisée selon la technique de l’« upper cruck », est demeurée apparente.

 

 

Chapelle St Jean de Locjean

La dédicace de la chapelle fait peut-être référence à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem comme le suggèrent plusieurs auteurs ; il s’agit peut-être de l’aumônerie de Laustenc (Nostang), tout proche, indiquée dans la charte de Conan IV mentionnant les lieux dépendant des hospitaliers.

Particulièrement homogène, malgré la reconstruction de son clocher en 1700, la chapelle est aujourd’hui la plus ancienne de Kervignac : la fenêtre axiale du chœur avec ses deux lancettes autrefois trilobées inscrites dans un cadre rectangulaire ne peut être postérieure au début du 15e siècle, de même que la pierre d’assise des rampants est, fortement marquée. La porte ouest est contemporaine, avec l’épaisse moulure de sa voussure, et ce malgré l’absence d’archivolte et de chapiteau soutenant l’arc. La porte sud, très simple, a peut-être été reprise, mais sous l’enduit se voit le départ d’une marque gravée : il serait intéressant de connaître la signification de cette marque. L’absence de fenêtre autre que celle du chevet est caractéristique des petites chapelles du 15e siècle.

 

Chapelle de Locmaria

Dédiée à Marie-Madeleine. Chapelle incendiée en 1944 et reconstruite en 1957.

 

Chapelle St Abibon et Ste Suzanne de Trévidel

A l’origine du village, la chapelle est sans doute construite dans la 2e moitié du 15e siècle. Elle est agrandie vers l’ouest ou reconstruite dans sa partie ouest au 17e ou 18e siècle. La date portée sur la fenêtre sud, 1667, correspond probablement à la mise en place du retable, ayant nécessité l’obturation d’une fenêtre est, fermeture aujourd’hui invisible sous l’enduit. La sacristie est ajoutée au nord au 18e siècle. Une stèle hémisphérique de l’Age du fer est placée à l’angle sud-ouest.

 

Chapelle Notre-Dame de la Clarté à Locadour

Le nom de Locadour fait réfrence à un nommé Katur (cathur), mentionné dans la « vita Gurthierni », vie de saint Gurthiern, dans le cartulaire de Quimperlé. Ce compagnon de Cado (Belz) et Goal (Locoal) aurait été missionné avec eux auprès de Gurthiern (ermite à Locoyarn, alors en Kervignac) par le comte Guerec’h de Vannes pour débarasser le pays des insectes qui décimaient les récoltes. La chapelle actuelle se compose de deux parties d’époques distinctes. La nef remonte à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. Une fenêtre a été ouverte au 17e siècle dans le mur sud proche du chœur lors de la mise en place d’un retable aujourd’hui disparu dans le chœur, obturant la baie est. Le chevet en moellon a été remonté après la 2e Guerre mondiale et enduit de ciment. Le remplage du chevet semble repris à la fin du 19e siècle. Des blasons disparus ou buchés figuraient à la base du rampant sud de l’élévation ouest, au-dessus de la porte sud et sur le bénitier : ce dernier laisse encore voir un fasce surmonté de trois coquilles (?), qui pourrait être Lopriac. L’aile nord a sans doute été reconstruite au 17e siècle, en remployant la porte ouest et la fenêtre est du 15e siècle : on note cependant une différence de mise en oeuvre entre les deux murs gouttereaux, à l’ouest en moellon régulier, à l’est en moellon. Le mur dans lequel est inséré l’arcade qui donne accès à cette aile nord montre des traces de reprise d’une arcade plus ancienne et plus haute. La sacristie est construite à la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle, dans l’angle formé par les deux vaisseaux. Une fontaine moderne a été remontée au nord-est du chœur.

 

Chapelle Saint Adrien

Située au village de Keroual

 

Chapelle Saint Laurent

La chapelle est sans doute construite dans la 1ère moitié du 15e siècle, si l’on se réfère aux clichés conservés aux archives municipales de Lorient. Une stèle de l’Age du fer située à l’angle nord-ouest a peut-être été déplacée. Très dégradée pendant la 2e Guerre mondiale, la chapelle est abandonnée et détruite en 1972, puis reconstruite à partir de 1992 sous la direction de l’architecte Léo Goas en remployant toutes les pierres anciennes qui n’avaient pas été dispersées, certaines ayant cependant servi à d’autres constructions, comme la fontaine de la chapelle de Trévidel dont la niche trilobée est constituée d’une des fenêtres du transept. Le clocheton à dôme visible sur les photos des AM Lorient qui devait dater du 18e siècle n’a pas été restitué. Certains éléments de la charpente actuelle qui peuvent remonter au 15e siècle proviendraient d’une chapelle non identifiée

 

Chapelle Saint Efflam

La chapelle ancienne dont le plan avec un bras de transept nord apparaît sur le plan cadastral de 1837 n’est pas connue par d’autres documents. Elle a été reconstruite en 1895 à l’initiative du recteur Julé.

Cette chapelle est la plus grande du canton.

La fontaine Saint-Efflam n’est pas datée, mais remonte sans doute comme la fontaine Saint-Cornély (Plouhinec) et la fontaine Maria (Merlevenez) au début du 18e siècle. Insérée dans le mur d’enclos, une stèle de l’Age du fer. Le lavoir qui l’accompagnait a été comblé.